Liervol " Six Rêves Seven Dreams"

J'écris ce blog pour parler de ce que j'aime, pour en faire un lieu où acceuillir le Rêve. Ici, vous trouverez Poésie, Erotisme, Amour. Je parlerais de Lieux, d'Hôtels, de Restaurants, de Couleur de Cuisine et de Vins. J'ajouterais des anecdotes, ou des histoires peu connues à connaître. Je laisserais mon imagination entrainer la vôtre.

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Location: French Southern Territories

Monday, December 19, 2005

Londres III



Elle était gaie comme un pinson, euphorique entre sa jeunesse et ce climat qu’elle découvrait, appâtée par le luxe. Je n’eu aucune difficulté à approcher la coupe de ses lèvres et à verser par inadvertance calculée un peu de liquide sur les commissures de sa bouche, et le reste sur sa robe .

Elle ne broncha pas, elle me regarda comme si elle n'attendait que ça, comme l'agneau face au loup, sauf qu'il y avait au fond de ses prunelles au lieu et place de la peur une chaleur trouble, une invite. Alors du poids de mes yeux dans les siens je m’emparais de sa bouche avec gourmandise et sans aucune sauvagerie, non bien au contraire, je me fis plus tendre que ne l'était mon regard, et dans cette douceur perverse de goûter ses lèvres et de voir qu'elle en redemandait, je fis glisser son vêtement humide à terre.

Sa langue poursuivait la mienne et elle se donnait avec fougue dans ce premier baiser. Lentement je la fis glisser sur ma couche et je parfumais son corps haletant brûlant de gouttes de champagne froides qui la faisait à chaque fois frissonner et qu’avec ma bouche je ne laissais réchauffer au contact de sa peau.

Ce chaud froid la rendait molle et soumise à en perdre la raison du pouvoir que j’avais sur cet étrangère rencontrée quelques jours plus tôt sauvage, distante et pourtant déjà si familière parce qu’intensément désiré. Et le pouvoir qu'elle avait sur moi, en me dévoilant un peu plus de son corps dans des positions et des gémissement de chattes en chaleur, allait grandissant.

J’avais du mal à garder mon propre contrôle et dans le ballet qui me liait à son corps, les sources se mêlaient, et nos corps se prenaient et se relâchaient dans une grâce toute féminine, dans un jeu d’ombres chinoises de vallons et de collines. Elle réagissait merveilleusement et elle avait la capacité d’enchaîner les orgasmes.
Je me régalais de la voir se tordre dans toute sa splendeur, et de s'amuser toute jeune ingénue qu'elle m'avait d'abord parue, à me rendre la pareille, avec sa petite langue rose qu'elle savait faire pointue et qui jouait tournant autour de mon sexe qui suintait de désir, comme autant de plaisir, gorgé et gonflé avant de s'y introduire et de s'insinuer dans mes douceurs jusqu'à me faire alterner à mon tour miaulements et hâletements.

Je réussis malgré tout à reprendre le dessus, je me voulais dominatrice, un peu mâle, aller plus loin en elle que mes doigts ou ma langue le permettaient,
la prendre, lui écarter les cuisses, enfourner son sexe tendre comme un homme avec une queue bien dure, cette petite garce qui était parvenue à me faire perdre toute convenance.

Je sortis de mon sac prés du lit, un premier godemiché que je lui fis tout d’abord lécher en guise de soumission. Ce que cette petite chérie, loin de mon attente, fit avec une arrogance que trahissait son regard et qui me donna encore plus l'envie de la pénétrer trés profond. Puisqu'elle voulait jouer à ça, elle n'avait encore rien vu. Elle ne savait pas ce qui l'attendait et qui lui ferait perdre bientôt toute sa superbe, quand elle ne serait plus qu'une jolie chienne quémandant encore et encore son plaisir.

La sensualité des femmes m'émerveillait, elle était autre que celle des hommes, je n'avais pu l'appréhender avant, avant je n'avais qu'une vague idée des rapports entre femmes, qu'une image saphique emprunté à l'imagerie des hommes : celle de deux corps féminins allèchant pour un sexe durcissant à cette vue. Une image sur papier glacé ou une image de vidéo, ce que je découvrais, était autre.

Je découvrais au beau milieu de nos désirs, de nos âmes charriées et gouvernées par nos hormones, au centre du sexe en nos sexes chauffés à blanc, l'émotion.

voilà que j'étais émue par les possibilités et la sensualité que me donnait son corps, une forme féline et grâcieuse à l'infini.

Ce besoin de sexe, en elle, n'était pas le même besoin que celui des hommes, il n'avait pas de fin, elle serait restée ouverte, offerte parce qu'elle se fondait à donner, parce qu'elle était femme, parce qu'elle aimait ça s'ouvrir, acceuillir, se laisser envahir, parce qu'elle était un asile, une forme douce et chaude où l'on s'enfonce où on se trouve tendrement enserré, tendrement baigné et chaloupé dans un ruissellement liquide rappellant la matrice originelle.

Femme, elle était prête à tout pour me suivre au bout de la nuit et bien plus loin encore, pour que je couvre son corps de baisers et que je lui dise qu'elle était belle.
Et elle était tellement belle, tellement douce, tellement émouvante, tellement animale
sans jamais être bestiale.

L'espace d'un instant, je pensais que j'aurais aimé être un homme, rien que pour ça, pour être encore plus ému, de toute ma rudesse d'homme, de toute ma force affichée et de ma sensibilité refoulée, devant ce corps et cette attitude de femme si différente de ma nature d'homme.

La bête face à la belle, je comprenais d'autant plus que les hommes aiment autant les images des femmes, contemplant ces corps nus
comme la promesse du plus beau des voyages.

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