Liervol " Six Rêves Seven Dreams"

J'écris ce blog pour parler de ce que j'aime, pour en faire un lieu où acceuillir le Rêve. Ici, vous trouverez Poésie, Erotisme, Amour. Je parlerais de Lieux, d'Hôtels, de Restaurants, de Couleur de Cuisine et de Vins. J'ajouterais des anecdotes, ou des histoires peu connues à connaître. Je laisserais mon imagination entrainer la vôtre.

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Location: French Southern Territories

Sunday, December 18, 2005

Londres II


Elle avait l’âge des grands songes et des illusions que l'on dresse en certitudes.Eloignée de la petite fille qu’elle fût, toujours pas une femme même si elle n’était sans doute plus vierge, d’un pucelage abandonné sur le siège d’une voiture dans un lieu désert avec un enfant de son âge.
Souvenir, qui sans doute ne lui avait pas laissé grande impression de l’amour auquel elle aspirait, inexpérimenté, tout rempli de l’égoïsme sans nom d’un débutant qui plaçait sa propre jouissance avant la sienne, dans cette culture occidentale du phallus où l’art de la caresse est si peu enseignée dans cette civilisation qui a si longtemps nié le besoin de plaisir des femmes au profit du devoir conjugal, comme si l’amour, sentiments ou physique avait quelque chose d’une obligation pour le deuxième sexe .
Il faut dire que dans les siècles sans contraception et dans les limites voulues par l’église sous peine d’excommunions, les femmes étaient bien souvent sacrifiées et réduites à un besoin masculin basic et restreint.
Triste réalité de constater aujourd’hui, une si grande évolution technique et une si petite évolution morale, car c’est bien de morale qu’il s’agit, de cette protection honteuse dont se sert la société pour couvrir son manque d’humanité par des décrets religieux.
Et au lieu et place de la bonté, de l’amour, du désir et du plaisir, face à tout ça le plus souvent uniquement, ces dix commandements plus actes de propriété qu’autre chose
Et qui place la bible comme le premier code civil de l’humanité et la femme au même titre de la brebis dans son ventre de reproductrice.
Un aussi grand livre et aussi peu d’amour
Au milieu des crimes et des clans. Un monothéisme canalisant le peuple en un seul Dieu, dont d’écoule un seul chef et l’union tant attendu des tribus d’Isräel, et l’amour dans tout ça tout en haut de la ruche qu’en fait-on ?

Rien ou si peu,
Il paraît qu’il ne faut même pas y songer, qu’il n’existe pas, qu’il s’agit d’une denrée périssable qui ne vaut pas la peine qu’on s’y attarde ?
Et le plaisir dans tout ça !!! réduit le plus souvent à l’enseignement d’une culture de film porno comme s’il s’agissait uniquement de pénétrer et de lécher pour donner la volupté.
J’étais hédoniste, et je ne voyais pas d’autre avenir à l’humanité

Le futur était là loin des mensonges et des frustrations mais trop tôt ou trop tard pour la majorité. J’étais hédoniste et romantique, j’étais encore plus rare.
Et elle était là devant moi et c’était la première fois que je désirais une femme.

J’avais bien eu un jour une liaison avec une femme du même âge que moi, mais c’était plus elle qui l’avait voulu que moi.
C’était mon esthéticienne et j’avais remarqué plusieurs fois à sa façon de me masser les jambes que je ne lui étais pas indifférente et moi par jeu à chaque fois dans cet institut je la demandais elle, tentant un peu le diable en ses mains à chaque fois.

Un désir saphique comme alternative à mon besoin hétéro.

Un jour, je m’étais trouvé sa dernière cliente et sa patronne partie, seule à seule dans la boutique, par ses longs va et vient de ses mains adoucies par l’huile d’amande douce, sur mes jambes et mes fesses , je me étais laissée allée à la volupté de sa caresse, je m’étais abandonnée à lâcher mes cuisses sur la serviette blanche, détendue, offerte à ses gestes que mon corps lui réclamait.

J’avais laissé sa main parcourir mon entrejambe comme le jeu de la mouche, et ses doigts écarter mes soies pour frotter comme une chatte mon petit bouton, gémissante et tendue en ce point qui demandait à être laper comme une goutte de lait..

J’avais aimé la rugosité sa langue et la douceur de ses manières et de sa bouche de femme de mon sexe à mes seins qu’elle tétait goulûment comme s’il s’était agit de boire à une gourde de peau tendue d’eau. Et c’était troublant de voir d’aussi petites mains malaxer ma forte poitrine qui échappait pour une fois aux mains des hommes.

J’étais tout entière errante à moi-même, distraction de cette femme dont je n’étais pas la première aventure féminine et je me délectais à l’idée d’user de mes attouchements sur son corps dans mes premières cajoleries lesbiennes.

Ce fut un moment intense bien que je fus plus passive qu’active car je me sentais parfois gauche et je lui donnais moins de plaisir qu’elle ne m’en procurait.

J’avais voulu poursuivre ce soir là par un souper et une fin de soirée dans un bar avec lui, je rêvais d’un trio et je savais qu’elle lui plairait : c’était une jolie femme blonde aux yeux bleus avec un joli corps mais elle n’avait jamais voulu autant elle aimait les femmes autant les hommes la répugnait, je n’avais point insisté.

Quelque part pour la punir de ma déception par la suite, j’avais tout fait pour l’éviter, et je n’avais plus eu affaire à elle mais à ses collègues de travail.

Ce soir là, j’étais restée sur ma faim et j’avais songé à me trouver une proie. Mais aucune femme ou fille ne m’avait attiré jusqu’à celle-là. Toujours là devant moi alors que je vagabondais dans les souvenirs de mon corps et de ses désirs de mâle puisqu’il devait me rejoindre pour la fin de semaine. Je la regardais comme un prédateur.

Au bout de trois jours, elle s’habituait enfin à ma présence, Je lui posais toutes sortes de questions sur les modes de tissages et l’origine des matières. Je sentais que je lui devenais familière et qu’elle commençait à être heureuse de ma présence féminine dans son univers d’homme. Le quatrième jour je fis même exprès de venir bien plus tard que les autres jours et je perçus un contentement dans son regard à mon arrivée.. Le jeune animal était apprivoisé, il ne restait plus qu’à tendre mes filets pour le cueillir.
J’osais donc : « mademoiselle, vous avez été charmante, vous avez guidé mes choix et vous avez conservé pour moi les plus beaux de vos articles, grâce à vous il va être ravi, je dois partir d’ici cinq jours, je suis seule à Londres et je me demandais si vous me voudriez pas dîner un soir à mon hôtel avec moi, je vous parlerai de ma région et je continuerai grâce à vous à pratiquer mon anglais. »

J’apprenais qu’elle se nommait Eva et qu’elle serait ravi de se joindre à moi mais qu’elle ne possédait aucun vêtement pour un dîner en ville dans un cadre de renommé internationale. Elle vivait dans la proche banlieue derrière la colline des Dowrs. Je lui disais aussitôt de ne pas s’inquiéter que je ferais en sorte de lui prêter quelque chose pour l’occasion, j’allais même jusqu’à inventer que j’avais une ancienne relation qui tenait une boutique pour femme dans la City, c’était un peu gros mais manifestement elle n’avait jamais mis un pied dans ce centre d’affaire au cœur de Londres.

Nous fixâmes la date au surlendemain, ce qui me laissait amplement le temps de trouver dans la journée, une petite robe du soir pour la parer, l’émerveiller et la faire tomber .
Ce fut un samedi soir, Arrivée à la porte de ma chambre, elle semblait encore un peu intimidée, Elle était croquante à souhait et j’avais d’elle l’eau à la bouche Je prenais garde de rien montrer de cette envie qui eu pu la faire fuir J’avais hâte qu’il l’aperçoive aussi convié bien plus tard au festin par mes soins. Je savais que l’attente serait pour lui interminable et combien délectable. J’avais préparé pour elle une robe verte émeraude ainsi qu’un minuscule string De la même couleur sur le lit, une paire de chaussure argent. Elle ne devait pas s’inquiéter, c’était neuf mais rien que des bricoles, jolies mais des bricoles achetées en solde qu’il me faisait plaisir de lui offrir.

Elle était sous le charme et n’hésita pas longtemps à passer ses nouveaux vêtements. Dans l’entrebâillement de la porte j’avais la chance de découvrir une paire de fesses superbes qui annonçait une merveilleuse soirée. J'imaginais avec un grand plaisir ses mains d'hommes s'aventurant sur ces courbes que je serais la première à posséder. Une sensation agréable et malsaine à la fois à cette pensée coulait dans mes veine comme un feu, c'était prodigieusement excitant : sa peau à lui, sa peau à elle, l'alliage du vice, d'un vice où la vertu s'annonçait plus prometteuse encore à s'abandonner aux caresses.

Eva me parla de sa famille, de son enfance, de ses deux frères, le plus âgé conducteur de métro et le plus jeune infiniment doué pour les mathématiques et pour lequel ses Parents pensaient obtenir une bourse pour son entrée à Cambridge. Nous étions dans le bar de l’hôtel, le tissus émeraude de sa robe tranchait avec le vert Anglais dominant. Elle avait décidément un charmant sourire et de ravissantes épaules. Elle buvait lentement le cocktail que j’avais eu soin de choisir pour elle, et un peu de chaleur rougissait ses joues mais elle ne se doutait de rien et livrait un peu plus de son âme à chaque parole avant de me livrer plus Tard dans le soir son corps que je devinais devenir chaud et humide à souhait, détendu et sans défense. En dedans le mien battait la chamade, mais il n’était pas encore temps pour moi de quitter l’affût.

Je lui apprenais quelques mots de français, quelques mots dont elle ignorait le sens exact pour l’instant rendus encore plus excitant par la tonalité de son accent dans ma langue maternelle. L’alcool aidant, ce fut docile et familière qu’elle gagna la salle de restaurant. Elle riait, répétait à voix basse les mots récents appris, m’inondait de questions Sur ma vie, ma région puis elle en vint à pas feutrés à mes amours. Je sentais qu’elle était prête car son excitation la menait tout droit entre mes griffes, du mal qu’elle se faisait à essayer à trouver jouissance par procuration de mon expérience de femme .
Entre le dîner qui était merveilleux et la surprise de la robe, dans cet univers Nouveau pour elle, elle rendait les armes. Le dessert venu, elle n’émis aucune difficulté à me suivre à ma chambre. Je m’étais faite servir une bouteille de champagne, cachant le troisième verre et la deuxième bouteille dans le mini-bar.

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